La nue dorée étire ses nuages mauves,
Tandis que brille soleil de ses teintes fauves
S’épanouit à la claire aube sa douce lumière
Et s’éveille la nature à l’aube singulière.
S’embrase le soleil dans ses teintes vermeilles,
S’y mirent les roses qui encore sommeillent,
Scintille la rosée sur les rêves et les fleurs
Quand s’envole la nuit aux ternes profondeurs.
Fredonnent les reflets dans les rides des eaux,
Rit le soleil quand apparaît son doux halo.
La brise dévoile les surfaces mystérieuses,
Où voguent les nénuphars aux apparences rieuses.
Le soleil rit et chante l’aube ensoleillée,
Dans le ciel s’envolent les oiseaux nouveaux-nés,
Et déjà brûle l’été dans le ciel bleuté.
Le voilier
Vogue d’un pas pressé
Sur les vagues argentées
Où la mer a réverbéré
Le ciel aux rayons exfoliés
Le voilier
Au gré d’un souffle léger
Ses vagues enflées
Sillonne le fil de l’eau
Au rythme de son tempo
Le voilier
L’océan vient cajolé
Ses courbes élancées
Et l’écume louvoyer
Sur sa coque émaciée
Le voilier
D’un blanc immaculé
Vient doucement effleurer
L’onde océane
Et dévoile son charme
Le voilier
Frêle petit esquif
Tu glisses tel une esquisse
Qui se pose sur la toile
Du peintre, comme une étoile
Le voilier
Ses ailes déployées
D’un drapé ensoleillé
S’envole sur la lame
Où navigue son âme.
Transparentes écumes à la mer plissée,
La vague repliée sur le regard,
Le reflet de l’eau à peine embrassée,
Surprises très loin le soir par le phare.
Moires givrées aux branches paginées,
Nos paysages meurent avec nous,
Et sur nos tombes de vie, les âges,
Leurs rêves d’aube fleurie, un peu flous.
Elle, lui, vous, eux, toi. Moi aussi un jour,
Emportés dans un jamais innéluctable
Sans prévoir le roulement du tambour ;
Dans le passé, nos larmes suaire de marbres
Le tombeau liquides des marins gisants
Que resteront dans nos silences amers,
Brillera de mille feux au firmament
Abandonnant sur ses cotes des sépulcres frères
Oui.
Là dans nos nymbes glauques
Avec nos consciences baignées de comètes,
En attendant, susurrant des prières rauques
Le l’agonie de notre belle planète.
Quand tes main se font caresses
Et ton corps forteresse
Naît l’ envie de me porter secours
Quelques pensées emplies d’amour
Alors on pars alors en voyage
Tes baisers se font volages
Tu m’envoies alors une invitation
Aux songes humides et profonds
L’eau coule fortement
Sur ton torse envoûtant
Mes yeux te parcourent
Mes mains les suivent tout autour
Tes lèvres rejoignent les miennes
Ta peau sucrée, douces antiennes
Un enchantement se déchaine
Lorsque soudain mes gestes se freinent
Je me retourne alors quand soudain
Plaquée au coin du mur, cachée
Derrière ce rideau, tu tiens mes mains
Et commences doucement à caresser…
Puis à nouveau, si pronptement
Avec force tu me loves
Et me pénètres sans ménagement
Et par délice j’innove,
D’une jambe monter d’un cran
Et apprécier tes élans
Toujours contre ce mur
Ton arme de plus en plus dure…
Quand soudain tout devient clair
Étreinte chair à chair
Désir animal et intense
Je sens encore ta flamme qui danse.
Au mon océan, je ne connais plus subtil plaisir
Que celui de battifoler de mes pieds ton rivage
Aux criques tourmentées de la côte sauvage,
Pour peu que le soleil m’en laisse le loisir.
Rien ne m’est agréable autant que de choisir
Parmi tous ces galets, fruits d’un ancien brassage
Et qu’en expert polit l’incessant reflux
La merveille qui sait répondre à mon àme d’ingénue.
Puis je poursuis ma course un laps suspendue,
Le regard fasciné par les flots étendus
Des vagues fremissantes aux caresses du vent
Et reflète si bien le grand-eden azuré.
Ah que ne puisses-tu me revoir plus souvent,
Toi qu’au pics orgueilleux j’ai toujours préférée.
Le printemps fragile tisse sur les rameaux nouveaux
Des bourgeons et boutons aux teintes de renouveau.
Les étourneaux jasent par dessus les fêles ramures,
Des refrains cadeaux anonçant de bons augures
Déjà à l’entour la douce saison murmure.
Les arbres entités gigentesques sussurrent
Sur les brancheses éclosent de drôles de baisers
Mais diantre ce sont ceux des lourds cerisiers!
D’où explosent le bois vert d’où eclosent de vierges stolons,
Protégés par une coque de jade doux moïses
Que de majestueuses miniatures frises
Puis le regard explose sur des bouquets de tendres gemmes
Que la nature est belle dans ses nouveaux atours
Ce mois est vraiment celui que j’aime!
Ses fleurs sont l’avènement des beauxs jour suprêmes!
Un laps pour offrir au monde ses duveteuses sépales
Regardez donc demain l’envol des pétales larmes
Eclaboussant l’Eden les pleurs des frimas
De l’hiver qui trépasse…
Tels les sentiments qui déjà s’effacent.